On a beau dire que le virtuel n’est pas réel
il n’en laisse pas moins pour autant passer des sentiments.
Nous nous étions promis
tel un pacte entre amis
que 2010 nous aurait réuni
et voilà que dans la nuit
tu es parti d’ici…
De là haut, je t’entends,
crier bien fort, à tous nos enfants
ne fumez pas, écoutez vos parents
écoutez leurs paroles sagement
la cigarette fait de nous des morts vivants.
Pour toi, ce fut elle
ta maitresse traitresse,
Elle t’a brisé, dévoré
jusqu’à la dernière bouchée…
Aujourd’hui je n’ai qu’une pensée,
celle du rendez-vous de l’amitié
que toi et moi avons partagé
ces échanges riches au long de nos journées
où chaque jour que Dieu fait
l’espoir à renaît.
Cela n’aura pas suffit,
le combat ne fut pas réussi
pas ici sur cette terre
pas sur ton bord de mer
elle fut la plus forte cette saloperie
cette saloperie de maladie…
Je garderai en mémoire
l’image d’un homme rempli d’espoir
qui a lutter jusqu’à ne plus pouvoir
dans le seul but, celui de voir
la mort du crabe noir.
Je garderai aussi en ma
mémoire
le souvenir d’un homme, d’un ami.
Au revoir Jipi.
Ton message ne restera pas vain.
Soledad